Les petits dej des solutions

Législatives 2017

Le 2 juin, en partenariat avec JT, nous avons posé vos questions à 6 candidats aux élections législatives 2017 de Haute-Garonne.

Retrouvez-ici les retranscriptions intégrales des échanges.

Avec Catherine Arrighi (EELV), Manuel Bompard (FI), François Chollet (LR), Pierre Lacaze (PCF), Catherine Lemorton (PS), Jean-Luc Lagleize (LREM).

Je m'exprime!
Sujet initial: Question à Mr. Lagleize
Jean-Luc Lagleize
Profil certifié

Président du Modem 31, Président de Commission à Toulouse Métropole, Adjoint au Maire de Toulouse et candidat de la République en marche dans la 2ème circonscription.

 — Toulouse (Haute-Garonne)
Réponse publiée le 8 juin 2017 à 11h39
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Les quartiers priorité des villes
 

Un thème me tient particulièrement à cœur sur lequel les solutions sont extrêmement compliquées, car elles appellent à des positions diverses : c’est comment mieux vivre dans nos quartiers priorité de la ville ? Et c’est un sujet qui ne date pas d’hier, ni d’avant hier, c’est depuis que nous avons des quartiers priorités de la ville. Les ministres successifs, et les gouvernements successifs l’ont traité quasiment uniquement sur le plan de l’habitat, et donc nous avons eu de la rénovation urbaine des quartiers priorités de la ville sur lesquels on a démoli, on a rénové, et en fait, on a simplement remis quelque part l’emballage neuf. Quand vous habitez dans ces quartiers, que vous n’avez pas d’emploi, que vous vous sentez plutôt bien, mais mal dans votre vie, ce n'est pas parce que vous habitez dans un logement rénové que vous êtes vraiment beaucoup mieux. Donc depuis quelques années, on s’est dit : en fait, il n’y a pas que l’habitat qui compte, il faut aussi y mettre de l’économie, et donc l’idée était pertinente. Mais la seule économie à laquelle pensait les promoteurs de ce sujet, c’était des commerces. Alors effectivement, c’est très bien d’avoir des cœurs de quartiers commerçants dans ces quartiers, c’est aussi loin d’être suffisant.

 

Ce que nous allons porter, c’est un certain nombre d’éléments complémentaires, qui seul n’apporte rien, mais qui ensemble petit à petit vont réussir à sortir ces quartiers priorités de la ville de leur précarité, et probablement d’autres. Et c’est notamment la discussion parlementaire qui nous permettra d’avancer.

 

Un premier élément, c’est notamment de dédoubler les classes de maternelles et de CP dans ces quartiers, de manière à ce qu’il n’y ait pas plus de 12 élèves par classe. Ces enfants, qui ont souvent plus de difficultés que dans d’autres quartiers, puissent être écoutés, accompagnés, de manière plus efficace.

 

Deuxièmement, les enseignants qui sont dans ces classes ne seront pas forcément des enseignants qui débutent, mais les enseignants les plus formés. Ils auront minimum trois ans d’expérience.

 

Troisièmement, nous allons proposer de remettre en place la police de proximité qu’avait supprimée Mr. Sarkozy, parce que quand il y a 10-15 personnes qui mettent le bazar dans un quartier, en fait, c’est tout le quartier qui vit mal, alors que les personnes souhaitant y vivre auraient tous les moyens de bien y vivre. Alors il faut là aussi faire en sorte de mettre fin au minimum des incivilités, au maximum au trafic, donc il y aura cette police qui sera mise en œuvre.

 

Un élément également, qui est aussi dans la loi travail, c’est de donner une prime aux entreprises qui vont embaucher des personnes qui résident dans ces quartiers. On s’est rendu compte que quand quelqu’un fait un CV, une demande d’emploi, en fonction de l’adresse qu’il précise sur son courrier, son CV peut être rejeté, ne serait-ce que par l’adresse et pas être lu. Donc il faut aussi enclencher un processus positif.

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