Municipales 2020

Municipales 2020

Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020 afin d'élire les maires et conseillers municipaux en France. Exprimez votre avis sur ces élections ou consultez les opinions déjà exprimées!

 

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Frédéric GEHIN
Profil certifié
Cadre territorial Républicain Humaniste et militant associatif 43 ans Marié, deux filles  — Corbelin (Isère)
Sujet publié le 28 octobre 2019 à 09h41
Nouveau monde ?
 

Que vont nous réserver les élections municipales de mars 2020 ?

 

D’aucuns examinent déjà ces futurs résultats à l’aune des vieux schémas, des vieilles représentations et des succès -ou des échecs – des partis et mouvements politiques : persistance (ou non) des fossiles PS et LR, poussée de fièvre nationaliste, enracinement de LREM ou difficultés à s’implanter et à capitaliser sur la relative popularité du Président.

 

L’enjeu est toutefois tout autre. Ces élections permettront-elles enfin des véritables débats sur les enjeux locaux, et le prise en compte de nouvelles exigences par les élus municipaux, et intercommunaux.

 

Exigence écologique, tout d’abord car il est temps que les collectivités poursuivent leurs efforts en matière de transition, qu’il s’agisse de mobilité durable ou décarbonée, de réduction de l’étalement urbain, d’initiatives locavores ou de mix énergétique sans oublier un nouveau paradigme. Il est temps de substituer la création de services à la population, d’animation de territoire, de développement local en lieu et place de la création d’énièmes salle de fêtes ou de ronds-points, traditionnelles terres d’accueil, désormais, pour les coups de sang du samedi après-midi.

 

Exigence démocratique, ensuite. L’ère du fonctionnement à l’ancienne est désormais révolue : les citoyens sont désireux de s’impliquer, de participer, de coconstruire.

 

Cela passe, bien entendu, par une meilleure information voire une éducation au fonctionnement des collectivités mais les outils pour associer les citoyens à la vie publique sont nombreux : conseils citoyens ou de quartier, commissions ouvertes voire budgets participatifs. De même, les mandats éternels et les cumuls de fonction ne sont plus acceptés car acceptables, dans une société qui aspire à un rafraichissement.

 

Exigence de prise de conscience, enfin, sur l’intercommunalité, qui, à condition de mettre une véritable gouvernance partagée n’est pas l’ennemi des communes mais un levier et détonateur des territoires. Il en est de même sur la taille et le nombre des communes : l’idée d’un seuil minimum de population est à envisager, en tenant compte, assurément, des particularismes locaux : territoires ultramarins, ultra ruraux ou de montagne.

 

Prise de conscience, enfin, que l’existence d’une kyrielle d’associations d’élus, au discours parfois constructif, mais souvent sectaire, ne facilite ni l’échange ni la coconstruction du futur acte IV de la décentralisation.

 

Car l’Etat doit, lui aussi, faire son Bad Gobersberg : moins normatif, moins coercitif, plus responsabilisant. Pourquoi ne pas mettre ainsi un système de bonus/malus permettant de récompenser ou de sanctionner les collectivités innovantes, et de tenir compte dans les dotations de l’Etat du respect ou non de ces trois exigences, ainsi que celles de l’égalité Femme/Homme, par les collectivités.

 

On est bien loin, ainsi, des querelles partisanes et des fonctionnements préhistoriques, ou des complaintes continues d’édiles ne se remettant pas en question.

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