COVID-19

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Jehan Augustin IZOARD
Auteur dramatique édité chez Atramenta.net.  — Europe du Nord
Sujet publié le 27 avril 2020 à 20h36
2 minutes
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Mon projet de déconfinement
 

Le titre vous semblera bien ambitieux pour un auteur dramatique qui n'est ni énarque, ni ténor politique. Mais je me suis dit en voyant le panel des consultants autoproclamés experts des chaînes en continu que j'avais mes chances de proposer un scénario aussi crédible que d'autres.

 

Comme dirait Baudouin je suis adepte du bon sens pragmatique. Deux arguments m'y poussent : 1) Notre ambition d'atteindre une immunité de 60-70% ne peut pas être réalisable dans des délais très courts et ce taux ne serait pas une garantie pérenne puisqu'il paraît que ladite immunité a tendance à disparaître au bout d'un trimestre contrairement à l'immunité parlementaire qui protège bien plus longtemps. 2) Un déconfinement de l'ensemble de la population me paraît risqué dans la mesure où les plus fragiles seraient livrés à ce monstre pulmonaire tapi dans l'ombre prêt à anéantir physiquement et psychiquement ces victimes désignées.

 

Ces constatations me conduisent à penser que le meilleur déconfinement est celui s'opérant par régions même si on peut envisager d'y introduire des critères de classes d'âge. Comme cela a été souligné par maints élus et des manifestations répétées, la France n'est pas homogène. Sa population est principalement concentrée dans sa capitale et ses métropoles régionales. Le reste est éparpillé dans les 30 000 communes (de moins de 1000 Habs) qui forment la diagonale de la désertification rurale. 

 

Cet handicap naturel pourrait se révéler un atout dans la mesure où il est plus facile de déconfiner des zones peu contaminées par le fait qu'elles n'ont qu'une vingtaine d'habitants au Km2 (Lozère, Limousin, Alpes du Sud) et les Dom-Tom. Ainsi déconfiner Guyane, Martinique, Guadeloupe ayant moins de 10 personnes en réanimation ne semble pas une mesure extrêmement périlleuse (à la condition de rendre étanches les frontières). Alors que déconfiner l'île de France (1891 réa), le Grand Est (643) et même Auvergne-Rhône Alpes (439), Hauts de France (390) apparaît plus risqué, surtout dans la mesure où ils ne manqueront pas d'envahir les plages en laissant de côté la distanciation.

 

Conclusion. Dans un premier temps déconfiner l'Outre-Mer et les zones peu peuplées (et peu affectées) vu que ces populations se sont fatalement croisées étant donné le nombre réduit de grandes surfaces existantes.

 

Dans un deuxième temps, il est indispensable de pratiquer des tests sur les personnes des régions ayant subi le plus grand nombre d'hospitalisations, qui correspondent à ceux ayant la plus forte densité d'où l'occurrence d'y croiser quotidiennement le plus de porteurs afin d'enrayer la propagation. Quand je dis test il va de soi qu'il s'agit de tests sérologiques, les PCR ne donnant qu'une information sur l'instant T où ils sont pratiqués.

 

Pour bien faire, et avancer dans la recherche d'un vaccin, il faudrait voir le point commun entre tous les porteurs asymptomatiques, ce qui permettra de soigner en amont avec de la chloroquine au lieu d'attendre un stade palliatif où ce traitement devient inutile.

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