Jehan Augustin IZOARD
Auteur dramatique édité chez Atramenta.net.  — Europe du Nord
Sujet publié le 26 août 2019 à 21h04
Le développement concentrique (2): Mondialisation à visage humain
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Dans un premier volet j'ai critiqué les excès d'une mondialisation qui ne prend pas en compte les critères humains et écologiques. L'installation de l'atelier global en Asie du Sud-Est a participé à la désindustrialisation des pays où le prix de la main d'oeuvre et les normes de sécurité étaient trop élevés. Cette concurrence déloyale a entraîné une série de plans sociaux et de nombreuses délocalisations ainsi qu'une pollution accrue provoquant un réchauffement général de la planète.

 

Certains proposent de réduire ces émissions en diminuant la vitesse de circulation des porte-containers et du fret aérien transportant les produits d'un continent à l'autre. Vu le nombre de bateaux et d'avions concernés, cela paraît relativement impossible à moins de disposer d'une armada de garde-côtes pour effectuer les contrôles.

 

C'est pourquoi comme je l'ai suggéré dans des messages précédents il me semble souhaitable de s'orienter vers une alternative crédible contrant ce système délétère. Parce qu'à ce rythme peut-être que 50% des Éthiopiens auront accès aux services s'assainissement en 2200 au lieu des 7% actuels mais le reste de la planète sera grillé ou sous les eaux.

 

La conclusion devrait être évidente pour tout le monde. Il est nécessaire d'avoir un système qui prenne en compte l'IDH (Indice de développement humain), qui diminue cette pollution inacceptable voire suicidaire, qui permette de "rester au pays" à des millions de réfugiés économiques, qui évite des guerres ethniques pour l'accès à l'eau, etc. Ce système existe si vous désirez l'appliquer. Il est simple à mettre en place et ses avantages sont constatables rapidement. Il suffit de choisir un groupe de pays, de tracer un cercle autour de 5000 Kms de rayon. Tout ce qui est produit à l'intérieur est taxé 0 ou 5% (sauf le luxe 25 ou 30%), tout ce qui provient de l'extérieur est taxé à 20%. Les règles étant faites pour être contournées, en particulier dans le commerce international, cela encouragera plusieurs multinationales à installer des concessions dans un périmètre où la fiscalité leur est plus favorable. Cela encouragera les producteurs qui sont situés au centre de ce périmètre à ouvrir des annexes à proximité de la périphérie afin de toucher une nouvelle clientèle et à créer une alternative aux traités hyperpolluants signés avec les pays des antipodes. Si chacun établit ce cercle vertueux de l'économie libérale (ce qui plairait davantage aux fondateurs du libéralisme que sa caricature actuelle) les pommes produites localement n'auront plus de peine à trouver des débouchés locaux. En effet, la raison nous incite à ne pas sacrifier l'humanité au seul profit de multinationales tentaculaires.

 

Le monde fonctionne comme une entreprise (ce postulat plairait à Macron) soit on se développe à l'international en rachetant un conglomérat de sociétés sans se soucier de leur viabilité, soit on privilégie la croissance interne afin d'être mieux armé pour résister aux crises.

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