Jehan Augustin IZOARD
Auteur dramatique édité chez Atramenta.net.  — Europe du Nord
Sujet publié le 9 juillet 2019 à 20h18
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L'écotaxe aérienne prend son envol...
 

Le gouvernement a décidé de taxer le transport aérien. De quoi se mettre les écologistes et les Gilets jaunes dans la poche pour les Municipales de 2020. 

 

Mais comme le signalait Périco Légasse sur la 26, cette mesure concernant le transport aérien ne s'attaque pas au véritable problème et fait partie de l'écologie punitive puisque le principal poste polluant est le fret aérien. Le journaliste de Marianne suggère plutôt de baisser le tarif ferroviaire et de recourir à l'emprunt (à taux négatif ?) pour améliorer les infrastructures. Argument balayé d'un revers de main par une autre intervenante à cause de la durée des travaux de mise en conformité. Lesdits travaux étant toujours reportés aux calendes grecques, ou à la Saint Glinglin si vous préférez.

 

En taxant le passager des Alpes du Nord et de la Bresse qui prend son envol à Lyon, il est certain qu'il ira à Genève surtout si le montant de l'écotaxe avoisine les 30 ou 40€. De même pour celui des Hauts de France qui ira à Bruxelles pour y échapper ou celui d'Occitanie qui choisira d'embarquer à Barcelone au lieu de se rendre à Toulouse.    

 

Si on avait taxé le kérosène les compagnies low cost auraient fait le plein à l'étranger. Le risque de voir nos passagers décoller de l'étranger et laisser nos aéroports désaffectés à la merci des prédateurs de la finance n'est pas davantage anecdotique. Cette fausse bonne mesure déjà expérimentée par Air France il y a quelques années n'a pas soulevé l'enthousiasme européen au point de la généraliser. Par conséquent, il faut s'orienter vers une autre piste, à savoir celle que j'ai proposé lors du Grand Débat. Non pas mettre une taxe pénalisant le transport et les transporteurs mais l'inclure dans la TVA en fonction de la distance (5% au niveau européen, le consensus est possible/20% pour les échanges intercontinentaux).   

 

Même si le consommateur devra acquitter un supplément sur certains produits qui sont loin d'être de première nécessité il aidera à sauvegarder son agriculture et son industrie locales qu'il rendra plus compétitives en rétablissant l'équilibre face à une concurrence déloyale et souvent bourrée de pesticides interdits chez nous.

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