Pierre Reynaud
Ancien chef d'entreprise dans le secteur juridique. Aujourd'hui, éditeur, journaliste et historien. Créateur du Mouvement Réveil Républicain. Fondateur du site La France Libérée (journal à vocation citoyenne)  — Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Sujet publié le 11 mars 2020 à 19h44
De Gaulle, le film
 

FILM HISTORIQUE, FILM ÉVÉNEMENT

 

De Gaulle : un personnage très longtemps trop écrasant pour être incarné sur les écrans de cinéma.

 

Depuis la Libération, les réalisateurs, les scénaristes et les producteurs ont eu du mal à s'éloigner de l'ombre du général, pour représenter Charles de Gaulle. En dehors de quelques tentatives dans l'après-guerre, il a fallu attendre le XXIe siècle pour que le général soit incarné sur les écrans.

 

Rares sont les réalisateurs, scénaristes et producteurs qui ont représenté Charles de Gaulle sur les écrans depuis la Libération.

 

Dans l'après-guerre, les rares apparitions se font le plus souvent sous forme d'archives. Ce n'est qu'en 2005 que le général devient le personnage principal d'un téléfilm : "Le Grand Charles". Ce 4 mars est sorti au cinéma le film "De Gaulle", de Gabriel Le Bomin, avec Lambert Wilson pour incarner celui pour qui 2020 marque un triple anniversaire : le 130e de sa naissance, le 50e de sa mort et le 80e de l'appel du 18 juin 1940.

 

Dans l'après-guerre, un personnage à peine représenté

 

Contrairement à Winston Churchill, interprété dans de nombreux films ou séries, le personnage de de Gaulle n'apparaît que rarement dans des fictions. Dans les années d'après-guerre, il y a eu quelques tentatives pour le représenter : la présence de l'homme du 18 juin, du militaire, et du président de la Ve République est simplement évoquée ou suggérée à l'écran.

 

"Dès 1944-45, dans les premières fictions françaises sur la Résistance, de Gaulle est un personnage plutôt en creux, c’est au mieux un nom, un portrait, un signe de ralliement", explique Sylvie Lindeperg, maîtresse de conférences et directrice du centre d'études et de recherches en histoire et esthétique du cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Dans ces fictions d’après-guerre, le général apparaît très brièvement, toujours par le biais de l’archive, précise l’historienne.

 

La représentation de Charles de Gaulle demeure liée à une sorte de sacralisation. Si "le cinéma français n'a pas un goût très prononcé pour les biopics et en particulier, les personnages historiques, [la non incarnation de de Gaulle au cinéma] est certainement due à la singularité propre de de Gaulle." (Sources : France Culture - Par Pierre Neveux et Fiona Moghaddam) Lire la suite 

 

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