Joseph Camilleri
retraité, résident à Marseille.  — Marseille (Bouches-du-Rhône)
Sujet publié le 10 juillet 2019 à 13h46
A Marseille, la croisière n'amuse plus personne...
 

Malgré la manne financière générée par cette activité touristique, les habitants de quartiers à proximité de la mer sont préoccupés par le coût environnemental de l'accueil accordé à ces mastodontes des mers (plus de 500 par an), qui brûlent du très toxique fioul lourd par dizaines de milliers de litres, et maintenant jugé insupportable. Quelques élus fustigent l'absence totale de paiement de taxe de séjour par les 1,7 million de croisiéristes qui profitent pourtant des lourdes infrastructures mises à leur disposition, aucun euro n'est réclamé aux multinationales de la croisière qui bénéficie pourtant des services municipaux : office de tourisme, stationnements réservés, aménagements portuaire...Marseille 1er port de croisières français avec plus de 500 escales annuelles au coût environnemental exorbitant.   Il y a par exemple "l'Harmonie of the seas" le plus grand paquebot au monde avec ses six moteurs Diesel très chargés en oxyde de soufre et responsable d'une pollution aux particules fines proportionnelle à sa taille. C'est incroyablement injuste pour les Marseillais qui, non seulement paient pour les infrastructures des croisiéristes, non seulement subissent la pollution pharaonique de l'air par ces navires fonctionnant au fioul lourd, mais en plus compensent via leur TAXE D'HABITATION leur manque à gagner. Bravo au maire de la ville de Cannes, David Lisnard qui vient décrire au 1er ministre, une lettre le 21 juin 2019, et qui souligne l'ampleur et les enjeux environnementaux  actuels.

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